Le désherbage est au cœur des pratiques agricoles, car les mauvaises herbes entrent en compétition directe avec les cultures pour les ressources, ralentissent le processus de récolte et ont un impact négatif sur le rendement et la qualité des produits. Les agriculteurs dépendent d’un panel de molécules, certifiées et adaptées à une culture spécifique. Cependant, les inquiétudes concernant les effets des produits phytosanitaires sur la santé humaine et l'environnement ont entraîné une réduction significative du nombre de molécules herbicides disponibles pour les agriculteurs européens. Bien que cette transition vers des pratiques agricoles plus durables soit essentielle et évidente, elle pose d'énormes défis quant à la capacité des agriculteurs à maintenir un contrôle efficace des mauvaises herbes dans leurs cultures.

En 2024, la Commission européenne a annoncé le retrait de la métribuzine, une molécule essentielle couramment utilisée par les producteurs de carottes, avec un délai de grâce expirant en novembre 2025. Anticipant cette échéance, les agronomes d’Ecorobotix se sont penchés sur cette question et ont testé un programme de désherbage utilisant des molécules alternatives à la métribuzine pour la saison de culture des carottes de 2025.


Traitement en plein

Traitement ARA™ : cible toutes les mauvaises herbes, pas de zone de sécurité, mélange semi-sélectif. La modalité ARA™ a permis d'obtenir une biomasse plus importante, comme le montre la fermeture anticipée des rangs par rapport à la référence agriculteur (traitement en plein).

Dans un contexte de forte pression de mauvaises herbes (vagues successives de germination), le désherbage plante par plante réalisé à l’aide du pulvérisateur à ultra-haute précision (UHP) ARA™ s’est révélé très efficace jusqu’au stade 5 feuilles de la culture, et ce malgré l’absence de métribuzine. Au-delà de ce stade, les carottes ont formé une canopée recouvrant les mauvaises herbes émergentes, telles que le chénopode et l’amarante. Ces mauvaises herbes sont particulièrement difficiles à contrôler car elles peuvent pousser malgré une faible luminosité. Ces mauvaises herbes ainsi cachées n’ont pas été repérées par les caméras de l’ARA™, donc pas détectées par l’intelligence artificielle, et n’ont bien évidemment pas été traitées.

Le nouveau défi consiste désormais à combiner ARA™ avec d’autres solutions de désherbage pour lutter contre les mauvaises herbes à germination tardive, après le stade critique de 5 feuilles de la carotte, afin de maintenir le contrôle des mauvaises herbes tout au long de la saison. Néanmoins, l'application localisée de produits chimiques (5 passages, dont un traitement en plein de pré-levée) a permis de réduire le volume d'herbicides de 80 % par rapport à une pulvérisation en plein. Par ailleurs, les rangs se sont refermés plus rapidement en modalité ARA™ par rapport à la référence agriculteur, ce qui suggère une production de biomasse plus élevée. En effet, la quantification des récoltes montre que la modalité ARA™ tend à fournir un rendement supérieur de 10 % par rapport à la référence agriculteur, ce qui démontre que la phytotoxicité induite par les herbicides affecte négativement la production.

Il est important de constater que le même protocole combinant pendiméthaline, clomazone, aclonifène, pyridate, prosulfocarbe et cléthodime a été appliqué plus tard dans la saison dans un autre champ dont la date de plantation avait été légèrement décalée. Au moment de la récolte, la pression des mauvaises herbes (chénopode et amarante) était plus faible par rapport au premier essai, probablement due à une dynamiques de germination différentes entre les deux essais. Les observations ont montré que l'ARA™ a maintenu un contrôle efficace des adventices tout au long de l'essai. Cela démontre qu'un léger retard dans la plantation peut constituer un levier agronomique efficace pour réduire la pression des mauvaises herbes.

Grâce à ces essais, les agronomes d'Ecorobotix élaborent des protocoles techniques alternatifs aux solutions conventionnelles en combinant la technologie ARA™ UHP avec des mélanges herbicides efficaces, afin d'optimiser le potentiel de rendement et de favoriser une agriculture durable.

Les limites des herbicides de synthèse

Depuis le XXe siècle, les herbicides de synthèse sont devenus des outils essentiels dans les stratégies de gestion des adventices, apportant des bénéfices économiques et opérationnels significatifs. Associés à d’autres intrants agricoles, les herbicides ont contribué à l’augmentation de la productivité agricole au cours des dernières décennies.

Cependant, leur utilisation intensive a engendré plusieurs effets indésirables. L’usage excessif et répété de substances présentant le même mode d’action favorise le développement d’adventices résistantes, en particulier lorsque les stratégies de gestion manquent de diversité. Les herbicides ont par ailleurs des impacts directs et indirects sur la biodiversité, réduisant la diversité des habitats pour la faune – y compris les ennemis naturels des ravageurs – et causant des dommages liés à la pollution sur des organismes non-cibles. Enfin, les produits agrochimiques peuvent présenter des risques pour la santé humaine via différentes voies d’exposition, ce qui amène les consommateurs à se sentir de plus en plus concernés par ces enjeux.

Pour ces raisons, l’usage des herbicides de synthèse est de plus en plus encadré par la réglementation dans certains pays, tandis que la promotion des stratégies de gestion intégrée des adventices s’intensifie. En conséquence, l’industrie porte un intérêt croissant à l’identification d’alternatives plus durables aux produits de synthèse. Les molécules d’origine naturelle s’imposent comme une alternative réaliste, offrant des bénéfices agronomiques prometteurs avec un impact réduit sur la santé et l’environnement.

Bioherbicides : défis et opportunités

Les bioherbicides forment une sous-catégorie des biopesticides, généralement issus de sources naturelles, qu’elles soient biologiques – telles que les microorganismes et les extraits végétaux – ou minérales (Cordeau et al. 2016). Contrairement aux pesticides dérivés de molécules de synthèse, les biopesticides ne nécessitent pas de synthèse car ils exploitent des substances actives naturellement présentes dans l’environnement. L’origine naturelle de certaines molécules n’exclut pas les risques environnementaux ou toxicologiques – comme l’illustrent les herbicides à base d’arsenic – soulignant ainsi l’importance d’une évaluation rigoureuse des risques. Les bioherbicides restent sous-représentés parmi les biopesticides, avec seulement quelques produits disponibles sur le marché. Leur adoption à grande échelle demeure limitée en raison d’une courte durée de conservation, d’une instabilité des formulations, de modes d’action spécifiques, de performances variables sur le terrain et de coûts élevés.

Nous présentons ici un exemple de bioherbicides encore sous-utilisés, dont le déploiement pourrait être facilité grâce à la technologie de pulvérisation ultra-précise (UHP) développée par Ecorobotix.

Acides gras

Les acides gras à effet herbicide, extraits naturellement d’huiles végétales, sont des herbicides non sélectifs appliqués en post-levée sur les feuilles des adventices. Ils agissent en provoquant un dessèchement rapide des plantes, entraînant leur dessiccation (brûlure). Différentes molécules – acides pélargonique, caprique et caprylique – sont homologuées dans plusieurs pays, notamment au sein de l’Union européenne. Ces herbicides biosourcés sont de plus en plus employés pour éliminer les mauvaises herbes dans les jardins, pelouses, terrains de golf, parcs, allées, routes et sites industriels. Cependant, leur utilisation en agriculture demeure limitée en raison de leur coût élevé, associé à des doses préconisées plus importantes (Ciriminna et al. 2019 ; Loddo et al. 2023). Les acides gras sont reconnus pour leur faible toxicité environnementale, même en conditions de terrain (Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et al. 2021).

L’activité herbicide des acides gras est la plus efficace contre les adventices dicotylédones lors de leurs premiers stades de développement (Pannacci et al. 2022). Les études démontrent que le contrôle des adventices peut être optimisé en adoptant différentes stratégies, telles que l’application répétée des traitements à intervalles rapprochés au cours de la saison ou en mélangeant le produit avec un adjuvant ou un autre herbicide (par exemple, une huile essentielle).

Laitue laissée sans traitement

Effet de l’application d’acides gras sur la laitue avec l’ARA en utilisant la fonction de zone de sécurité

Un pas de plus avec l'UHP d'Ecorobotix

La technologie de pulvérisation Ultra-Haute Précision (UHP) d'Ecorobotix marque une avancée majeure dans l'utilisation des bioherbicides. En ciblant individuellement chaque adventice, l'UHP permet l'application de molécules non sélectives – telles que les acides gras – en post-levée, tout en réduisant drastiquement les volumes de bouillie et, par conséquent, les coûts opérationnels. Grâce à des modes d'action distincts de ceux des herbicides de synthèse, ces solutions offrent aux producteurs conventionnels de nouveaux leviers pour lutter contre les adventices résistantes. L'UHP génère également des synergies potentielles avec le désherbage mécanique : les agents bioherbicides assurent un désherbage précoce lorsque les interventions mécaniques sont trop risquées, tandis que des applications de rattrapage après un passage de houe rotative ou de herse étrille permettent de supprimer les cohortes d'adventices tardives (Cordeau et al. 2016). Dans de nombreux pays, l'homologation des bioherbicides en agriculture biologique ouvre de nouvelles stratégies pour réduire la pression des adventices, limiter le travail du sol et améliorer la rentabilité des exploitations.

En conclusion, la combinaison de bioherbicides et de la technologie de pulvérisation UHP offre une approche très prometteuse en matière de gestion intégrée des adventices, alliant efficacement durabilité, sécurité et performance agronomique.

Références

Ciriminna R, Fidalgo A, Ilharco LM, Pagliaro M (2019) Herbicides based on pelargonic acid: Herbicides of the bioeconomy. Biofuels Bioprod Biorefining 13:1476–1482. https://doi.org/10.1002/bbb.2046

Cordeau S, Triolet M, Wayman S, et al (2016) Bioherbicides: Dead in the water? A review of the existing products for integrated weed management. Crop Prot 87:44–49. https://doi.org/10.1016/j.cropro.2016.04.016

European Food Safety Authority (EFSA), Alvarez F, Arena M, et al (2021) Peer review of the pesticide risk assessment of the active substance pelargonic acid (nonanoic acid). EFSA J 19:. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2021.6813

Loddo D, Jagarapu KK, Strati E, et al (2023) Assessing Herbicide Efficacy of Pelargonic Acid on Several Weed Species. Agronomy 13:. https://doi.org/10.3390/agronomy13061511

Neal JC (2024) Biological Control of Weeds in turfgrass: opportunities and misconceptions. Pest Manag Sci 80:40–48. https://doi.org/10.1002/ps.7436

Pannacci E, Ottavini D, Onofri A, Tei F (2022) Dose–response curves of pelargonic acid against summer and winter weeds in Central Italy. Agronomy 12:3229

Sur cette image, nous pouvons clairement distinguer trois catégories de mauvaises herbes pulvérisées : celles qui sont mortes, celles qui sont partiellement touchées et celles qui ont été oubliées. Cela met en évidence les améliorations qui devaient être apportées au modèle.

Les oignons d'hiver sont généralement semés de mi-août à septembre dans les zones de plaine et les climats doux et développent alors deux à trois feuilles avant l'arrivée du froid. La majorité des mauvaises herbes ne survivent pas aux basses températures bien que certaines espèces persistent durant l'hiver. La matricaire et le séneçon, par exemple, passent souvent l’hiver au stade rosette et reprennent leur croissance au début du printemps, lorsque les températures remontent. Le désherbage d’automne est donc essentiel, car la matricaire et le séneçon deviennent difficiles à contrôler par des méthodes conventionnelles après leur développement hivernal.

Ecorobotix propose une solution efficace pour lutter contre les adventices survivant à l'hiver. Le pulvérisateur Ultra-Haute Précision (UHP) ARA utilise la technologie de désherbage Plant-by-Plant AI™ pour appliquer des doses spécifiques et ciblées d’herbicides, permettant de contrôler efficacement les adventices problématiques de grande taille. Cette problématique est particulièrement marquée en Suisse, en Allemagne, en France, en Angleterre et aux Pays-Bas, où les producteurs de cultures infestées de séneçon font face à un manque de solutions chimiques sélectives.

Equipé d’une zone de sécurité, le pulvérisateur UHP ARA permet une application très précise d’un herbicide de contact non sélectif sur le séneçon imbriqué dans la culture d’oignons, sans affecter le développement de la culture, tout en stoppant la progression de l’adventice.

Image originale

Résultats de reconnaissance issus de l'ancien algorithme du modèle: Matricaire a reconnu

Résultats de reconnaissance issus du nouvel algorithme du modèle: Matricaire non reconnu

Les retours clients de 2025 ont toutefois mis en évidence certaines limites dans la reconnaissance de la matricaire. Ce point a été traité durant l’intersaison : la détection de la matricaire a été améliorée puis intégrée dans le modèle oignon mis à jour pour 2026. Cet exemple illustre l’agilité du système de désherbage piloté par logiciel embarqué, leur évolution continue et l’importance capitale des retours utilisateurs pour l’amélioration constante du produit. 

En combinant une intervention précoce en saison avec une application ultraprécise, le pulvérisateur UHP ARA offre une solution efficace et ciblée pour la gestion des adventices problématiques survivant à l’hiver dans les cultures d’oignons. Il est particulièrement adapté aux situations où les traitements d’automne n’ont pas pu être réalisés ou se sont révélés peu efficaces, en raison de contraintes météorologiques, de fenêtres d’intervention réduites ou d’une efficacité de contrôle limitée. La technologie Plant-by-Plant AI™ d’Ecorobotix permet ainsi de réduire significativement la pression adventice dès le début du printemps, d’optimiser l’utilisation des herbicides et d’assurer le développement de la culture, répondant ainsi aux limites du désherbage conventionnel.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle (IA) est au cœur de la gestion agricole, qu’il s’agisse de recommandations de fertilisation ou de solutions concrètes de désherbage. Ecorobotix a révolutionné la protection des cultures en amenant sur le terrain des technologies de pointe. L’entreprise propose le pulvérisateur de Ultra-Haute précision (UHP) ARA, dont la performance repose sur l’IA, la précision de détection et le positionnement exact du point de pulvérisation sur la cible. 

ARA n’est pas un pulvérisateur conventionnel. Il n’applique les produits phytosanitaires qu’aux endroits nécessaires. Ses caméras embarquées captent en continu des images du champ, immédiatement analysées et interprétées par ses algorithmes. Comme le contraste entre les plantes vertes et le sol marron est élevé, il est relativement simple de classifier chaque pixel comme vert ou marron. L’image segmentée obtenue devient un masque binaire de pixels verts et marrons, correspondant à une carte où chaque pixel vert est pulvérisé. Cette technologie est connue sous le nom d’algorithme vert-sur-marron (green-on-brown ou all green). Elle peut être utilisée, par exemple, pour le contrôle des adventices sur des terres en jachère ou avant le semis. Son principal avantage réside dans des économies significatives de produits phytosanitaires. 

(a) Image brute, Acquisition RVB dans les poireaux

(b) vert sur brun en rouge: toutes les plantes sont cliblées

(c) vert sur vert: seules les mauvaises herbes sont ciblées (en rouge), les cultures sont protégées (en vert)

Pour réduire davantage les volumes de pulvérisation, Ecorobotix a ajouté à cet algorithme « all green » une fonctionnalité de ciblage par taille. Cette fonctionnalité permet à l’opérateur de se concentrer uniquement sur des adventices d’une certaine taille, parfois difficiles à maîtriser avec des mélanges standards. Une utilisation particulièrement pertinente consiste à définir un seuil de taille entre les adventices et la culture. Cela s’avère très utile dans les cultures repiquées, lorsqu’aucun algorithme dédié n’est encore disponible. Dans ces situations, la différence de taille entre les plants repiqués et les adventices est suffisamment marquée pour faciliter le réglage du seuil. L’opérateur peut alors cibler uniquement les zones vertes inférieures à une taille définie, correspondant aux adventices, au sein d’un couvert végétal composé de plants transplantés plus grands et d’adventices. 

Le niveau le plus élevé de précision en désherbage, toutefois, est atteint grâce à la technologie vert-sur-vert (green-on-green). À l’intérieur des pixels verts, l’IA est capable de distinguer les adventices des cultures, non seulement en fonction de leur taille, mais aussi selon la forme des feuilles, leur texture, leur position et leur nombre, ainsi que les nuances de vert. Cette technologie repose sur le machine learning et sur des algorithmes dédiés, entraînés pour des cultures spécifiques. Concrètement, des images de champs sont annotées manuellement plante par plante, puis classées comme “adventices” ou “cultures”. L’image brute et le résultat attendu sont ensuite fournis à un programme informatique, qui identifie des combinaisons de caractéristiques afin de construire des modèles permettant de reconnaître et de classer chaque élément de l’image. Cette phase permet de générer l’algorithme. Embarqué dans ARA, il reconnaît instantanément les adventices au sein de la culture et applique la dose de façon ciblée, strictement sur les zones à traiter. 

Cette technologie ouvre de nouvelles perspectives pour le désherbage et, plus largement, pour la sécurisation de la production alimentaire. En pratique, les deux modes de pulvérisation de précision d’ARA permettent de réduire fortement l’usage de produits phytosanitaires, de limiter la phytotoxicité liée aux herbicides, de maximiser la rentabilité et de soutenir une gestion plus respectueuse de l’environnement. Elles marquent ainsi l’entrée dans une nouvelle ère où performance agronomique et durabilité se conjuguent au service des cultures et de la planète. De plus, cette approche s’inscrit parfaitement dans les exigences réglementaires européennes et les tendances mondiales en matière de durabilité, en offrant une solution respectueuse de l’environnement sans compromis sur l’efficacité. 

Chez Ecorobotix, nous sommes déterminés à offrir une technologie de pulvérisation de précision de pointe qui permet aux agriculteurs de réduire considérablement l'utilisation des herbicides. Les données provenant de près de 3 000 missions dans des champs d'oignons avec notre pulvérisateur de haute précision ARA révèlent des résultats impressionnants : près de 70 % de toutes les missions ont permis une économie minimale de 80 % d’herbicide, certaines missions atteignant même jusqu’à 98 % d’économies. 

Ce graphique montre les économies d'herbicides par mission. Chaque point représente une mission individuelle du pulvérisateur ARA, avec l’axe des abscisses montrant des missions aléatoires dans des champs d’oignons et l'axe des ordonnées montrant le pourcentage d'économies d'herbicides, allant de 0 % à 100 %.  

Ce qui ressort de ces données, c'est la constance des résultats. La majorité des missions ont permis des économies d'herbicides entre 60 % et 98 %, avec une concentration notable autour de 80 % (les résultats dépendent de la densité des mauvaises herbes et du type de cibles : monocotylédones et/ou dicotylédones). 

Ces données provenant de pulvérisateurs ARA déployés à travers le monde, mettent en évidence la capacité de la machine à s'adapter à des conditions de champs variées. 

En se concentrant uniquement sur les mauvaises herbes et en évitant les pulvérisations inutiles sur les cultures saines, ARA aide les agriculteurs à réduire le gaspillage d'herbicides, minimisant ainsi l'impact environnemental et les dommages aux cultures. Avec l’adoption croissante des techniques d'agriculture de précision, les avantages d’ARA deviennent de plus en plus évidents. Ces économies contribuent non seulement à réduire les coûts d’exploitation, mais aussi à adopter des pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement à l’échelle mondiale. 

Résumé de l'article

Introduction:

On estime que les mauvaises herbes sont responsables de 34 % des pertes de récoltes, ce qui en fait le principal défi de l'agriculture pour assurer la sécurité alimentaire tout en maintenant des standards de santé et de nutrition élevés. Le pulvérisateur de précision ARA d’Ecorobotix (Fig. 1 A) offre une solution de gestion des produits chimiques efficace pour la lutte contre les mauvaises herbes. En combinant l’intelligence artificielle et une technologie de pulvérisation localisée ultra-précise (Fig. 1 B), ARA permet de combattre efficacement les mauvaises herbes tout en obtenant des rendements plus élevés. L’étude compare différentes méthodes de lutte : un contrôle non traité (NT), ARA avec des produits sélectifs, ARA avec des produits non sélectifs, et la pulvérisation classique.

Résultats :

Résumé :

En résumé, ARA contribue de manière significative à la protection de l’environnement en réduisant drastiquement l’utilisation de produits phytosanitaires dans les cultures. En éliminant les mauvaises herbes et en réduisant les effets phytotoxiques des agents de désherbage chimiques, le potentiel des cultures est maximisé.

Téléchargez l’étude complète ici (en anglais)

Révolutionner l'utilisation de produits phytosanitaires

Imaginez un avenir où l'utilisation de produits phytosanitaires en agriculture est réduite de 96%. Ce n'est plus un rêve mais une réalité grâce à la technologie de pulvérisation de précision innovante d'Ecorobotix. Vegetable Consultancy Services (VCS), un leader de l'agronomie au Royaume-Uni, a rapporté des résultats incroyables en utilisant ARA. Comme le souligne Farmers Weekly, VCS a réalisé jusqu'à 96% d'économies de produits chimiques sur 1 000 hectares cette année. Cette technologie de ciblage précis non seulement minimise le gaspillage de produits, mais montre également un potentiel de retour sur investissement en seulement deux à trois ans. Des cultures plus saines, moins de maladies et des rendements plus élevés ne sont que quelques-uns des avantages possibles de ces traitements ciblés, révolutionnant ainsi la santé et la productivité des champs.

Le succès de Doorgrond aux Pays-Bas

Pendant ce temps, aux Pays-Bas, le distributeur d'Ecorobotix, Doorgrond, a battu ses propres records. Ils ont réalisé des traitements sur une superficie impressionnante de 15 000 hectares en utilisant ARA, atteignant jusqu'à 95% d'économies de produits chimiques. Le succès de Doorgrond repose sur un service personnalisé et des conseils sur mesure, garantissant que chaque parcelle et chaque culture reçoivent l'attention nécessaire.

Grâce aux efforts dévoués de sociétés comme Doorgrond et VCS, Le pulvérisateur ARA d'Ecorobotix s'avère être un outil crucial dans l'évolution de l'agriculture de précision, menant à des pratiques agricoles plus durables et productives.

Qui sont Doorgrond et VCS ?

Doorgrond:

Fondée en 2019, Doorgrond rend l'agriculture de précision accessible aux entrepreneurs agricoles en introduisant des techniques innovantes et en fournissant des conseils personnalisés. En tant que distributeur d'Ecorobotix, Doorgrond soutient le déploiement du pulvérisateur de précision ARA aux Pays-Bas.

VCS (Vegetable Consultancy Services):

Établi en 1996, VCS offre des services d'agronomie indépendants au Royaume-Uni et à l'étranger. Leur support agricole complet inclut l'échantillonnage des cultures, l'analyse de la qualité, la surveillance des ravageurs et des maladies, et la prédiction des rendements. VCS intègre le pulvérisateur ARA dans leurs opérations, démontrant son efficacité dans la réduction de l'utilisation de produits chimiques et l'amélioration de la gestion des cultures.

Trois procédures différentes ont été utilisées. La première consistait à ne pas traiter les betteraves sucrières, ce qui permettait aux mauvaises herbes de pousser librement. La deuxième consiste à appliquer des herbicides à l'aide d'un pulvérisateur à jet projeté. Enfin, nous avons utilisé notre ARA pour cibler et pulvériser précisément les mauvaises herbes.

De gauche à droite - betteraves non traitées, betteraves traitées avec un pulvérisation en plein, betteraves traitées avec ARA - pulvérisateur à ultra-haute précision d'Ecorobotix.

Après une période de croissance de 10 semaines, il a été conclu que l'ARA pouvait éliminer avec succès les mauvaises herbes et réduire considérablement la consommation d'herbicides d'environ 85 % (par rapport aux méthodes conventionnelles de pulvérisation à la volée).

Les betteraves sucrières non traitées présentaient initialement une croissance satisfaisante, mais la présence excessive de mauvaises herbes aurait fini par dépasser et supprimer la culture. L'utilisation de l'ARA sur les betteraves sucrières s'est avérée avantageuse, conduisant à une augmentation de près de deux fois la biomasse de la culture par rapport à la pulvérisation à la volée. Ce résultat suggère fortement l'efficacité de l'algorithme de l'ARA sur la betterave sucrière pour préserver la santé et l'abondance des cultures en atténuant la phytotoxicité.

Ces résultats montrent non seulement les avantages économiques potentiels pour les agriculteurs en améliorant le rendement des cultures grâce à la suppression de la phytotoxicité, mais ils soutiennent également l'adoption d'approches durables sur le plan de l'environnement.

Note : Il est important de noter que les résultats mentionnés peuvent ne pas être représentatifs de toutes les situations et conditions. Des facteurs locaux tels que la santé du sol, l'historique du champ, le choix de l'herbicide et les conditions de culture peuvent influencer l'efficacité de l'ARA. Des études supplémentaires sont actuellement en cours pour valider davantage les capacités de l'ARA, et des résultats seront publiés dans le courant de l'année.

Dans un essai récent, l'ARA a été utilisé pour détecter et pulvériser ponctuellement les repousses de pommes de terre dans un champ d'oignons. Le potentiel de survie des repousses a été évalué en fonction de la présence ou de l'absence de feuilles vertes 18 jours après le traitement. Après un seul passage de l'ARA, 79 % des repousses étaient effectivement éliminées, tandis que les 21 % restants étaient endommagés et risquaient fort de mourir dans les jours suivants.

De nombreux clients d'Ecorobotix ont exprimé leur satisfaction quant aux résultats obtenus par l'ARA dans le traitement des repousses de pommes de terre. Jorick Lambers, spécialiste de l'agriculture de précision chez Doorgrond.nl, a fait l'éloge de l'ARA pour sa grande précision dans ce genre de traitement. Il a également souligné l'élimination du travail manuel et la capacité de l'ARA à couvrir une plus grande superficie par heure avec une plus grande précision que les méthodes traditionnelles.

La capacité de l'ARA à assurer la sélectivité grâce à l'intelligence artificielle pourrait permettre de relever divers défis agronomiques, tels que la lutte contre les repousses de pommes de terre dans les cultures légumières. La polyvalence des algorithmes du logiciel ARA permet de les adapter à divers contextes agricoles, ce qui ouvre la voie à de nouvelles avancées dans ce domaine.

Note : Il est important de noter que les résultats mentionnés peuvent ne pas être représentatifs de toutes les situations et conditions. Des facteurs locaux tels que la santé du sol, l'historique du champ, le choix de l'herbicide et les conditions de culture peuvent influencer l'efficacité de l'ARA. Des études supplémentaires sont actuellement en cours pour valider davantage les capacités de l'ARA, et des résultats seront publiés dans le courant de l'année.

Le traitement des mauvaises herbes a été fait sur la première partie par le pulvérisateur de précision ARA sans toucher les oignons (avec un pixel de pulvérisation unique au monde de 6x6cm) et l'autre partie a été traitée en plein avec un pulvérisateur conventionnel.

Oignons adventices traités par ARA (à gauche) contre oignons adventices traités par pulvérisateur conventionnel (à droite)

Résultats préliminaires

L'équipe a constaté un défaut de croissance évident sur les oignons pulvérisés avec le pulvérisateur conventionnel, les oignons sont considérablement plus petits que les oignons des parcelles traitées avec l'ARA. La santé globale de la culture traitée avec le pulvérisateur ARA semble bien meilleure que celle traitée avec la méthode de pulvérisation conventionnelle, même en augmentant les doses des herbicides utilisés.

D'autres tests seront effectués et des résultats concluants devraient être publiés à la fin de la saison.

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